LES INSURGES

Andigné (Louis Marie Antoine Auguste Fortuné, comte d’) né en 1765. Il sert dans l’armée royale, et est major quand la révolution éclate.

Il émigre, puis participe aux escarmouches de 1796 avec ses chouans. Il reprend les armes en 1799. Inquiété pour l’attentat contre Napoléon rue Saint Nicaise, il émigre puis est mis en résidence surveillée à Grenoble. Revenu avec les Bourbons, il est fait pair de France. Il meurt en 1857.

 

Autichamp (Charles Antoine Marie Auguste Joseph de Beaumont, comte d’) Né à Angers en 1770. Dans les armées royales avant 1789, il doit ensuite se réfugier en 1792 chez son cousin Bonchamps. Il devient alors l’un des chefs de la révolte vendéenne en 1793. Capturé durant la virée de Galerne, curieusement il est l’un des rares à ne pas être exécuté. Il reprend les armes en 1799, puis durant les 100 jours.

  Il revient avec Louis XVIII qui le fait pair de France. Il favorise enfin les mouvements de la duchesse de Berry en 1832… ce qui l’oblige à s’exiler pour la quatrième fois… Il meurt en 1859.

De Bourbon-Sicile (Marie Caroline, Duchesse de Berry par son mariage avec Charles Bourbon duc de Berry) née en 1798, tente en 1832 de soulever le peuple contre Louis Philippe. Elle sera appuyée Athanase de Charrette, Auguste de la Rochejaquelein, Jacques Cathelineau … Son objectif était de mettre sur le trône de France son fils, sous le nom de Henri V. Ce fut un fiasco qui l’entraîna à la prison de Blaye. Elle meurt en 1870.

 

Bonchamps (Charles Melchior Artus de) est né en 1759. Militaire qui sert d'abord en Amérique, il est choisi par les insurgés dès mars 1793. Très grièvement blessé devant Cholet (il mourra après le passage de la Loire en octobre 1793), il ordonnera à ses soldats la grâce de cinq milles prisonniers à Saint Florent le Vieil.   

 

De Bourmont (Louis Auguste Victor, comte de Ghaisne de Bourmont dit) né en 1773, en 1790 il entre au régiment des gardes françaises mais émigre et sert, contre la France, le Prince de Condé. En chouannerie en 1794, il devient adjoint du Vicomte de Scépeaux et se voit confier le commandement du Maine en 1797, alors que réfugié en Suisse puis en Angleterre il ne débarque en France qu’en 1799. Il attaque le Mans et occupe la ville puis conclut la paix avec le premier consul.

Compromis avec Cadoudal, arrêté par Fouché, enfermé à Besançon d’où il s’évade et part au Portugal. Rentré en 1809 il est enfermé, puis libéré il sert en Italie, en Russie et en 1813 est fait général de brigade. Infidèle à Napoléon il abandonne son commandement trois jours avant Waterloo.

Louis XVIII lui confie la campagne d’Espagne en 1823. Charles X envoya à Bourmont le bâton de maréchal de France à la suite de la campagne d’Algérie. Mais ayant refusé de prêter serment à Louis-Philippe, il doit s’exiler. Ensuite, il croit en l’aventure en Vendée la duchesse de Berry et il cherche, de l'étranger, à établir sur le trône de France Henri V. Il se retira en Italie puis au Portugal, en Espagne où il soutint don Miguel -il commande son armée-, puis don Carlos. Il est condamné à mort par contumace en 1833. Amnistié, en 1840, il meurt en 1846.

 

Cadoudal (Georges) né en 1771. Il devient clerc dans l’étude de Me Glain à Auray. En 1793 il est des premiers insurgés du Morbihan avant de rejoindre les Vendéens durant la virée de Galerne.

Il devient après Savenay le lieutenant général des armées chouannes de Bretagne. Il est décoré de la grand-croix de l’ordre Royal et Militaire de Saint Louis.

Mais ayant comploté contre le consul, il est arrêté et décapité en 1804.

 

Cathelineau (Jacques dit le Saint de l'Anjou) né en 1759. Maçon puis voiturier, il joue un rôle dans la rébellion, puisque dès 1791 il est acteur des premiers mouvements locaux avant d'être chef en 1793 et général en chef de la Grande Armée Catholique et Royale.

Il est blessé lors de l'attaque de Nantes le 29 juin et meurt le 14 juillet 1793 à Saint Florent le Vieil.

3 frères et 30 membres de sa famille furent tués durant les évènements.

 

Charette (François-Athanase de Charette de la Contrie, dit) est né en 1763.

Marin à seize ans, il prend part à la guerre d'Amérique. Il combat aux Tuileries le 10 août (9). Venu avec réticence à l'insurrection, il mènera le plus souvent sa propre guerre.

Capturé, il est fusillé à Nantes le 26 mars 1796.

 

Chouan (Jean Cottereau dit Jean) né à Saint Ouen les Toits en Mayenne. Il lève une petite armée en Mayenne pour chouanner en 1793. L’armée vendéenne en déroute ayant passé la Loire, il la rejoint au Mans avec ses 6.000 hommes. Ce sera la virée de galerne… puis le retour vers la Loire, Savenay,  et la terrible année 1794 qui le verra mourir.

 

d'Elbée (Maurice Louis Joseph Gigost d' Elbée dit) né à Dresde en 1752. Officier dans l'Armée de l'électeur de Saxe, il vient s'installer en France et se marie à mademoiselle Du Houx de Hauterive (soeur et nièce de deux chefs de guerre, un de chaque camp) (10). Ses convictions religieuses le jetteront dans la révolte. Il est blessé à Cholet et se réfugie à Noirmoutier pour se soigner.

Pris dans l'île, il est blessé. Il est fusillé ( ne pouvant se tenir debout, il est assis dans un fauteuil) sur la plage de Noirmoutier début 1794 avec mille cinq cents de ses hommes ainsi que son épouse et le général Républicain, Wieland,  prisonnier des Vendéens (11).

 

Frotté (Louis comte de) est né en 1755. Protestant émigré à Londres, il devient lieutenant général et chef de la chouannerie normande en 1795. Après deux années de succès (victoire à Alençon et Mortain) il est pris en 1800 et meurt fusillé.

 

La Rochejaquelein (Henri du Vergier comte de la Rochejaquelein dit Monsieur Henri), né en 1772 est fils d'émigré. Il fait partie de la garde constitutionnelle de Louis XVI. Les Vendéens le nomment général en chef le 18 octobre 1793 à l'âge de vingt et un ans. Rescapé de la Virée de Galerne, il est abattu à Nuaillé le 29 janvier 1794.

Son frère Louis, également dans l'insurrection, fut tué aux Mathes le 4 juin 1815 lors de la quatrième guerre (12).

Auguste, frère des précédents, fut complice de la Duchesse de Berry lors des derniers évènements de 1832. Ce dernier est mort dans son lit en 1868.

 

Lescure (Louis Marie de Salgues marquis de Lescure, dit) est né en 1766. Il fait d'abord carrière dans l'armée royale. Retiré sur ses terres à Clisson, il épouse la fille de Donnissan. Emprisonné à Bressuire, il est délivré par les insurgés, qu'il rejoint en mai 1793.

Blessé devant La Tremblaye, il meurt le 3 novembre lors de la Virée de Galerne. Sa femme se remariera avec Louis de La Rochejaquelein.

 

Marigny (Gaspard Augustin René Bernard de) né en 1754. Il émigre avec Lescure en 1792, mais revient en 1793. Chef des insurgés de Bressuire, général de l'artillerie Vendéenne. Il participe à la virée de Galerne.

Il réussit en mars 1794 à gagner la Vendée et reprendre l'attaque. En avril 1794, il se trouve à Cerizay, à Boisivray il bat une troupe de bleus, le 18 il repousse la colonne d'Amey. Le 25 il échoue à la Châtaigneraie.

Il est tué la même année par quatre déserteurs allemands commandés par Stofflet à la suite d'un malentendu.

 

Puisaye (Joseph Geneviève comte de) est né en 1755. Il devient chef de la chouannerie d’Ille et Vilaine. En 1795 après le désastre de Quiberon, il est soupçonné de complicité avec les républicains. Il s’enfuit, rejoint la flotte anglaise et sera même naturalisé anglais par la suite.

 

Rouërie (Charles Armand Tuffin marquis de la) né en 1756. Il est aux Amériques avec Rochambeau. Envoyé député de Bretagne auprès du roi en 1788, il a une attitude remuante qui le conduit à la Bastille. Avec la Révolution, il conspire, construit avec les émigrés un projet de contre-révolution dans l’ouest en 1791. Les plans sont éventés, il fuit et meurt de maladie un peu plus d’une semaine après la mort de Louis XVI en 1793.

A Fougères, une statue en pied est élevée dans le jardin de l’hôtel de la Bélinaye, sa maison familiale.

 

Sapinaud de la Rairie (Charles Henri) est né en 1760. Marié à la nièce de Charrette il était ancien officier royal et fut choisi pour commander l’armée vendéenne du centre.

Il combat jusqu’en 1795, puis reprend les armes en 1815, est amnistié, devient pair de France. Meurt en 1829

 

Sapinaud de La Verrie  (Louis Esprit,  chevalier de Sapinaud de Bois-Huguet,  dit) oncle du précédent, né en 1738. Un matin de mars 1793, les gars des métairies de la Verrie viennent le chercher  pour l'avoir comme chef, pour faire la guerre aux républicains.

Il meurt mi 1793 à la bataille du Pont-Charron.

 

Stofflet (Jean Nicolas dit Mistoufflet) est né en 1751. Ancien soldat lorrain, il devient garde chasse du comte de Colbert-Maulévrier. Après la mort de Henri de La Rochejaquelein il prend le grade de major général.

Après l'armistice de 1795, il est forcé de reprendre le combat. Il est arrêté et fusillé à Angers en février 1796.

 

De Suzannet (Pierre Jean Baptiste Constant, comte) né en 1772, il est cousin des La Rochejaquelein, et s’engage comme eux dans les guerres de Vendée. Il fera partie des chefs de la révolte des royalistes contre les partisans de Napoléon en 1815.

Lors du combat de Rocheservière, le 20 juin 1815, il est blessé mortellement et meurt le lendemain.

 

De la Trémoille (Antoine Philippe, prince de Talmont) est né en 1765. Alors qu’éclate la révolution, parvenu aide de camp du Comte d’Artois, il émigre en Allemagne. Il revient en France, goutteux et quasiment impotent en juin 1793 lors de la bataille de Saumur. Il commande la cavalerie, mais n’obtient jamais une grande confiance de la part des autres chefs vendéens. Il abandonne les Blancs en pleine débâcle, juste avant Savenay en décembre 1793, sous le prétexte « d’être déçu de ne pas être honoré d’un titre de général en chef ». Il est arrêté en Bretagne, condamné et exécuté le 27 janvier 1794.

 

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