LES REPUBLICAINS

Parmi les plus célèbres, citons :

Berthier (Louis Alexandre) né en 1753, il est major général de la grande armée napoléonienne. Il est fait maréchal, il est nommé en 1806 prince de Neufchâtel, Duc de Valangin, puis prince de Wagram en 1809. Il se rallia à Louis XVIII dès 1814, et meurt en 1815 en Bavière.

Bessières (Jean Baptiste duc d’Istrie) né en 1768. Il abandonne ses études de médecin pour la garde royale. Le 10 août 1792 il défend la famille royale puis s’engage dans l’armée révolutionnaire par crainte de représailles.  Il est de toutes les campagnes jusqu’en 1808 (Rivoli, Aboukir, Marengo, Iéna, Friedland, Eylau). Maréchal d’Empire en 1804, vainqueur en Espagne, il est nommé duc d’Istrie. Il fait la campagne de Russie à la tête de la cavalerie. Il est tué d’un boulet autrichien en 1813. (ci-dessous son buste)

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Beysser (Jean-Michel) né en 1753. Il a servi successivement aux dragons, puis au régiment suisse pour la compagnie des Indes et major des dragons nationaux en 1789. Il commande à Nantes en 1793 comme général, et repousse les blancs. Il est battu la même année à Montaigu et est arrêté. Il est guillotiné en 1794. Michelet a dit de lui « alsacien jovial et buveur, il fit des chansons jusque sous la guillotine »

Canclaux (Jean Baptiste comte de Canclaux, dit) est né en 1740. Général commandant la place de Nantes en 1793, il devient cette même année général de division. En 1794, il prend la place du général Dumas. Ambassadeur à Naples puis à Madrid, sous Napoléon il devient sénateur comte d’Empire. Il est nommé pair de France par Louis XVIII et meurt en 1817. (ci-dessous son portrait)
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Canuel (Simon) est né en 1767. C'est un ex abbé ayant déserté le cloître. Patriote exalté dès 1789, il devient aide de camp du général Rossignol. Boucher des Vendéens en 1794, rejeté par Napoléon, rallié aux Bourbons, il défendit la cause Vendéenne (!), les armes à la main, lors de la quatrième guerre.
A l'origine du complot de Lyon en 1817, il le réprima ensuite très violemment. Le maréchal Marmont le décrivait comme "un homme crapuleux et un misérable coquin". Non seulement il a porté des oreilles de ses ennemis accrochées à son chapeau, mais il fut un des « clients » de la tannerie des Ponts de Cé. Il déclara après son ralliement au Roi : « J’ai marché dans le sang jusqu’à la cheville pour la République, pour les Bourbons ce sera jusqu’au cou… ». Mort en 1841.

Carnot (Lazare Nicolas Marguerite) né en 1753. Officier du génie. " Organisateur de la Victoire face aux Vendéens ", se rallie aux Royalistes en 1797. En exil en 1798, puis au service de Napoléon en 1807. Rallié à Louis XVIII puis à Napoléon jusqu'à Waterloo. En 1815 il est ministre de l'intérieur, et tente après la défaite de devenir président d'une nouvelle République. Exilé comme régicide, il meurt à Magdebourg en 1823.

Crouzat (Joseph). Il est né en 1735 à Sérignan. Enrôlé volontaire il fait la Campagne de Hanovre (1757-1759), est blessé en Prusse et après 36 années de service, il demande au Roi la Croix de Saint Louis qu’il reçoit en 1790. Il est nommé général le 22 septembre 1793 dans l'Armée du Nord. Il est alors envoyé en Vendée ou il prendra le commandement d'une colonne infernale. Il participe aux nombreuses tueries qui vont ensanglanter la Vendée. Il devient alors l'un des chefs républicains les plus détestés des populations vendéennes. Mort en 1824 à Metz.

Davout (Louis Nicolas d’Avout dit) né en 1770. Début 1789  il est sous lieutenant à l’école militaire. Engagé volontaire il se fait élire lieutenant-colonel. Dans le Nord il fait tirer sur Dumouriez. En Vendée comme général de brigade, refusant d’être général de division se démet en août 1793 et reprend en 1794, fait prisonnier à Manheim. En Egypte, il est prisonnier des anglais. Maréchal en 1804, se distingue à Austerlitz, Iéna, Wagram, en Russie comme général d’armée. Ministre de la guerre pendant les 100 jours, limogé avec le retour de la royauté. Il meurt en 1823.

Dufour (Georges Joseph) né à Saint Etienne en 1758. Militaire volontaire, il est blessé à Nerwindeen 1793 puis général de brigade en Vendée. On le retrouve à Huningue, à Mayence puis en Hollande entre 1794 et 1809. En disgrâce en 1809, il offre ensuite ses services à Napoléon durant les 100 jours. Après Waterloo, il est arrêté et détenu jusqu’en et meurt en  1820.
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Dumas (Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie dit Alexandre) né en Haïti en 1762, père d’Alexandre Dumas l’écrivain. Il est brigadier puis colonel en 1792. En 1793 il est général de brigade en juillet et de division en septembre dans les armées des Pyrénées puis de l’ouest et enfin commandant en chef de l’armée des Alpes. Il est ensuite en Italie, Prusse puis Egypte. Contre Napoléon, il est mis à la retraite et meurt en 1806. (ci-dessus son portrait)

Dumouriez (Charles François Du Périer dit) né en 1739. Volontaire, réformé en 1763. Il s’offre à Gênes, à la Corse en révolte, est agent secret emprisonné pour avoir détourné des fonds. Louis XVI le fait maréchal de camp, mais il se lance dans la révolution. Vainqueur à Valmy et Jemmapes, il conquiert la Hollande. Hostile à la Convention, il s’installe en Belgique puis se livre à l’Autriche et leur donne le ministre de la guerre Beurnonville, erre dans toute l’Europe et meurt en Angleterre en 1823. Son nom est tout de même gravé sur l’Arc de Triomphe à Paris….

Gontaut-Biron ou Biron (Armand Louis de Gontaut de Biron, Duc de Lauzun dit) né en 1747. La rumeur publique le fit amant de Marie-Antoinette. Il participa à la guerre d'indépendance des Etats-Unis sous les ordres de Rochambeau et fut victorieux à Yorktown en octobre 1781. Député aux Etats Généraux rallié à la révolution, devint lieutenant général en 1792. Chef des armées de l’Ouest contre les Vendéens en 1793. Accusé de trahison, arrêté et guillotiné en 1793.

Grignon (Louis) né en 1748, entré dans l’armée royale en 1767. Il est sous lieutenant en 1789. Il est adjudant général dans la Garde Nationale et participe à la défense de Saumur en 1793. Nommé général de brigade fin 1793, il commande la deuxième colonne infernale. La colonne de Grignon fut l'une des plus meurtrières, tuant et massacrant tout sur son passage « Nous en tuons plus de cent par jour ». Mi avril 1794, il est général de division. Il est suspendu et mis en état d'arrestation mi 1794. Acquitté, il réintègre l'armée en octobre 1795 et ne prend sa retraite qu’en 1810. Il meurt en 1825.

Haxo (Nicolas) est né en 1751. D'abord soldat des Armées Royales, puis officier républicain, il est élu lieutenant colonel du bataillon de son département. Il se distingue au siège de Mayence avant d'être nommé en Vendée. Pris par les Vendéens dans un combat d'Avril 1794, il refuse de se rendre et meurt sous leurs coups. (son portrait ci-dessous)

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Hoche (Louis Lazare) est né à Versailles le 24 juin 1768. Engagé volontaire à seize ans et demi comme palefrenier, il est caporal cinq ans plus tard, capitaine en 1792, général de division en 1793. Il fut missionné par Canclaux pour terminer la guerre en Vendée avant d’être nommé ministre de la guerre en 1797.  Il meurt en Prusse la même année à Wetzlar.

Hugo (Joseph Léopold Sigismond) né en 1773 engagé et blessé devant Mayence. En Vendée il participe à la répression et particulièrement dans le Maine. Il y rencontre Sophie Trébuchet (d’où trois enfants dont Victor). Puis en Italie, il a la responsabilité de la province d'Avellino, et devient gouverneur d'Avila et de Ségovie, de la province de Guadalajara où il mène la répression, devient Comte de Siguenza. Demi-solde à la chute de l'empire. Il meurt en 1828.

Kellermann (François Etienne Christophe) né en 1735. Engagé volontaire dès 17 ans. Capitaine à la fin de la guerre de Sept Ans. Général en 1792, il est le vainqueur de Valmy sous les ordres de Dumouriez. En 1793, il est envoyé à Lyon pour y faire revenir l’ordre. Trop modéré, il est emprisonné. Libéré en 1795. Napoléon le fait maréchal, Sénateur et duc de Valmy. Il meurt en 1820.

Kléber (Jean Baptiste) est né en 1754. D'abord architecte, il devient militaire autrichien. Il démissionne en 1785 et entre à la garde nationale puis au régiment des Mayençais en 1792. Il participe à la "pacification de la Vendée" puis continue une carrière militaire avant d'être assassiné au Caire en 1800.

Laclos (Pierre Ambroise François Choderlos de) né en 1741. Elève à l’école d’artillerie, fait carrière dans l’armée et termine capitaine. Son livre des « liaisons dangereuses » le rend célèbre en 1782. Danton le nomme ministre de la guerre. Il se fait nommer général, devient gouverneur des établissements français aux Indes. Arrêté en 1793, libéré fin 1794, prend le secrétariat général des hypothèques. Après 1800, il est réintégré dans l’artillerie comme général. On lui confie la réserve d’artillerie d’abord du Rhin, puis d’Italie, puis de Naples. Il meurt de maladie en 1803. (son portrait ci-après)

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Marceau (François Séverin Marceau des Graviers, dit) est né en 1769. Simple soldat dans l'Armée Royale, il devient ensuite général Républicain en 1793. Actif dans la victoire de Savenay, il est nommé général en chef des Armées de l'Ouest. Il obtient ses titres de gloire à Fleurus en 1794, et à Neuwied en 1795. Il meurt à Altenkirchen en 1796.

Menou (Jacques-François-Abdallah baron de Boussay) né en 1750. Il est Maréchal de camp en 1789 lorsqu’il est élu député. Il est envoyé aux armées de l’ouest où il fut blessé juste avant la prise de Saumur par les royalistes. Il participe plus tard à la campagne d’Egypte. Il y épouse une riche musulmane et embrasse la religion islamiste. Il devient gouverneur de la Toscane et gouverneur de Venise. Il meurt en 1810.

Rossignol (Jean-Antoine) né en 1759, ouvrier bijoutier, se dit l’un des vainqueurs de la Bastille, en récompense obtient le grade de commandant. Nommé colonel le 10, général de brigade le 12, général de division le 15, et général en chef des armées de La Rochelle le 23 du même mois ! Il est là pour combattre les vendéens mais très vite privé de son commandement de par sa férocité,  dénoncé par Philippeaux comme le principal auteur de tous les massacres éprouvés en Vendée durant la première guerre. On disait alors de lui «Tant que le rossignol chantera, l’armée Républicaine déroutera ». Il se compromet dans diverses affaires et complots. Bonaparte le fait déporter à Anjouan où il meurt de maladie en 1802.

Santerre (Antoine Joseph) Né en 1752, brasseur à Paris, en 1792 il devient commandant de la garde nationale. En 1793 accompagne Louis XVI jusque sur l’échafaud et y commande le roulement de tambours pour couvrir la voix du roi. Grisé par l’uniforme, il demande un commandement en Vendée, où il est surnommé « le mousseux ». Pitoyable il fut démis et emprisonné. Ruiné et abandonné il meurt en 1809. Turreau a dit de lui : « il se bat bien, boit mieux et a réussi à signer son nom ». Et rappelons son épitaphe : « de mars il ne connut que la bière ! ». (son portrait ci-dessous)

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Travot (Jean Pierre) est né en 1767, lieutenant-colonel en 1791. Adjudant général, il  est en Vendée sous Hoche. Son fait d'armes est la capture de Charrette en 1796. Il devient général, reçoit la Légion d’Honneur en 1803.  En 1807 il se bat au Portugal, Baron d’Empire en 1813 et à la retraite d’Espagne en 1814. Fidèle à Napoléon dans les Cent Jours, nommé Pair de France. Il combat les royalistes en 1815. Poursuivi par eux en 1816. Au conseil de guerre, présidé par le sinistre Canuel il est condamné à vingt ans de détention. Il perd la raison en prison et meurt fou en 1836.

Turreau (Louis Marie Turreau de Garambouville, dit) né en 1756, commandant les colonnes infernales, instigateur des exécutions à la baïonnette afin d'économiser les balles. Relevé de son commandement en Vendée, il devient organisateur des défenses de Belle Ile en Mer. Napoléon le fait baron d'Empire puis ministre plénipotentiaire aux Unis. Rallié à Louis XVIII, il est fait pair de France. Il meurt en 1816. « Le Moniteur », journal officiel de l’époque lui consacre un article en décembre 1816 : « Le nom du général Turreau est honorablement placé dans l’histoire des armées françaises … ».

Westermann (François Joseph) est né en 1754. Ancien bailli de la noblesse d'Alsace, il est général en 1792. Il commande en Vendée en 1793. Ses cavaliers détruisent l'Armée Vendéenne dans les marais de Savenay en décembre 1793. Danton lui apportait un grand soutien, mais il est toutefois destitué. Il sera exécuté en même temps que son protecteur le 5 avril 1794. (son portrait ci-dessous)

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