QUELQUES HOMMES D'EGLISE DANS LA TOURMENTE

Nous n’oublierons pas d’évoquer trois personnages particuliers de cette époque l’évêque d’Agra, l’abbé Bernier et l’Abbé Grégoire.

 

Folleville (Gabriel Pierre-François Jean Louis Guillot, dit Guillot –ou Guyot- de Folleville, dit évêque d’Agra) né en 1760. Il prit le nom de Guillot de Folleville en empruntant le nom de sa grand-mère paternelle « L’Heureux de Folleville » et son vrai patronyme Guillot.

Docteur en théologie, il se fait nommer curé de Dol. Il prête serment à la République puis se rétracte. Puis à Poitiers, il se fait passer pour l’évêque d’Agra.

Enrôlé dans l’armée républicaine, il est fait prisonnier par les Blancs. Présenté à Lescure, il devient alors l’évêque de l’Armée catholique et ce malgré des dénonciations.

Il les suivra dans la virée de Galerne. Il sera pris au Mans et transféré à Angers pour jugement  et exécution en 1794.

 

 Bernier (Etienne, Alexandre, Jean-Baptiste, Marie) -voir ci-dessus-  Né à Daon sur Mayenne en 1762, curé réfractaire connu sous le nom d’abbé Bernier il rejoint les insurgés en juin 1793. Chassé par Charrette, il passe chez Stofflet. Devinant l’échec de l’insurrection, il négocie la paix de St Florent.

Stofflet reprenant la guerre en 1796, l’abbé Bernier l’attire dans un guet-apens. Il le fait tomber aux mains des Républicains…

Il est choisi par Bonaparte pour négocier le Concordat avec la Papauté. Il espère le cardinalat et le diocèse de Paris. Il aura celui d’Orléans. Il meurt à Paris en 1806.

 

 Grégoire (Henri Baptiste dit abbé) -voir ci-dessus- né en 1750. Il est élève jésuite à Nancy.

Fréquentant le club Breton, il devient ami de Robespierre, se fait le défenseur des juifs d’Alsace, puis président de la société des Noirs en 1790.

Il est élu évêque constitutionnel puis élu à la Convention.

Il est à l’origine de la création des Arts et Métiers, du bureau des longitudes et de l’Institut.

Il réclame que soit proclamée la liberté des cultes en 1795 puis fonde le journal « les annales de la Religion ».

Il est exclu de l’Institut en 1816. Il est élu député de l’Isère en 1819. Il meurt à Paris en 1831.

 

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